Types d’images
Image matricielle (ou image bitmap)
Article détaillé : Image matricielle.
Elle est composée d’une matrice (tableau) de points à plusieurs dimensions, chaque dimension représentant une dimension spatiale (hauteur, largeur, profondeur), temporelle (durée) ou autre (par exemple, un niveau de résolution).
Images 2D
Dans le cas des images à deux dimensions (le plus courant), les points sont appelés pixels. D’un point de vue mathématique, on considère l’image comme une fonction de R × R dans R
où le couplet d’entrée est considéré comme une position spatiale, le singleton de sortie comme un codage.
Ce type d’image s’adapte bien à l’affichage sur écran informatique (lui aussi orienté pixel) ; il est en revanche peu adapté pour l’impression, car la résolution des écrans informatiques, généralement de 72 à 96 ppp (« points par pouce », en anglais dots per inch ou dpi) est bien inférieure à celle atteinte par les imprimantes, au moins 600 ppp aujourd’hui. L’image imprimée, si elle n’a pas une haute résolution, sera donc plus ou moins floue ou laissera apparaître des pixels carrés visibles.
Images 2D + t (vidéo), images 3D, images multi-résolution
- Lorsqu’une image possède une composante temporelle, on parle d’animation.
- Dans le cas des images à trois dimensions, les points sont appelés des « voxels ». Ils représentent un volume.
Ces cas sont une généralisation du cas 2D, la dimension supplémentaire représentant respectivement le temps, une dimension spatiale ou une échelle de résolution.
D’un point de vue mathématique, il s’agit d’une fonction de R × R × R dans R
.
Images stéréoscopiques
Il s’agit d’un cas particulier dans lequel on travaille par couples d’images, ces derniers pouvant être de n’importe lequel des types précédents.
Il existe un grand nombre de sortes d’images stéréoscopiques, et un encore plus grand nombre de moyens pour les observer en relief, mais le codage recommandé par les organisations internationales de stéréoscopie est désigné comme « jps »[réf. nécessaire], c’est-à-dire un format jpg dans lequel les deux vues gauche et droite sont juxtaposées dans un même fichier, le plus souvent 2 048 × 768, chacune des deux vues étant inscrite dans un rectangle 1 024 × 768 et, si son rapport largeur/hauteur n’est pas 4/3, chaque vue est complétée dans ce rectangle par deux bandes noires symétriques, soit en haut et en bas, soit à gauche et à droite.
Présentation et variété de la blogosphère
Le terme « blog » recouvre beaucoup de notions : les œuvres d’un dessinateur, les nouvelles activités d’une association, un journal intime anonyme, des poèmes, l’opinion d’un journaliste, le carnet de bord d’un photographe, des satires de personnalités politiques, les vidéos d’une classe de collège, un roman en cours d’écriture, les anecdotes quotidiennes d’une mère de famille… La liste est sans fin et surprend par sa diversité. Tout un vocabulaire désigne ses différentes utilisations : « vlog », ou « vidéoblog » (blog vidéo), « bdblog » ou webcomic (blog BD), « photoblog » (blog photo), audioblog (blog audio)…
Le concept « blog » est assez englobant pour autoriser toutes ces acceptions. Le phénomène connaît son succès grâce à la facilité de publication proposée par des logiciels automatisés de publication, la liberté éditoriale (il n’y a généralement pas de contrôleur chargé avant publication de la relecture d’un billet) et la grande capacité d’interaction en temps réel avec le lectorat (via les commentaires et le courriel).
Quelques blogueurs donnent une régularité à leur blog en écrivant précisément tous les jours, toutes les semaines, ou tous les mois. Lecteurs et auteurs entretiennent de facto un contrat comme au sein du pacte autobiographique : tout est-il vrai ? Quels sujets aborder ? À quelle fréquence ? Sous quel angle ? Cependant, plusieurs choses distinguent l’écriture du blog d’un pacte autobiographique. D’une part, les lecteurs peuvent généralement commenter immédiatement le contenu d’un blog, au vu et au su de tous. Par ailleurs, le nombre de lecteurs d’un blog varie bien plus rapidement que le nombre de lecteurs d’un livre. En effet, par la nature des flux et des échanges sur la Toile, un blog peut devenir populaire au sein de la communauté à laquelle il appartient en très peu de temps. Cette variabilité influe parfois sur l’auteur en le poussant par exemple à écrire autour d’un buzz. Cependant, certains blogueurs se sont constitué une audience fidèle relativement nombreuse : ils sont alors affublés du titre informel de « blogueur influent ».
Il est probable que de nombreux blogs totalement privés (protégés par mot de passe) soient présents sur la Toile ; il est difficile d’en estimer le nombre.
Le vocabulaire intuitif potentiel est vaste et participe à l’engouement autour du phénomène : blogage, blogable, bloguitude, moblog, blogiciel, audioblog, vidéoblog, photoblog, blogogeoisie ou « blogeoisie » (terme désignant les blogueurs dont les sites sont très visités), bloguien, carnetier/carnetière, carneter (le verbe), carneticiel, carnetable, carnetage, carnetodépendance, carnetosphère, audiocarnet, vidéocarnet, photocarnet, carnetiquette, blook (blouquin), etc.
L’utilisation de la graphie identique à la forme anglaise blog, est la plus répandue, si bien qu’elle figure dans les éditions 2006 des dictionnaires Le Petit Larousse et Le Robert.
L’Office québécois de la langue française (OQLF) propose les termes « blogue », « carnet Web » et « cybercarnet »2. Le terme « blogue » a été proposé par l’OQLF en 2000, sur le modèle du terme « bogue »2. Cela permet de créer les dérivations « bloguer »9, « blogueur »8, « bloguesque »11, etc. Cette graphie semble être adoptée progressivement par toutes les communautés. Toutefois, les formes dérivées sont également largement utilisées par ceux qui conservent la graphie « blog ». Le synonyme « cybercarnet »2 offre les mêmes possibilités de dérivation : « cybercarneteur », « cybercarnetage », « cybercarnétosphère », etc.
En France, en septembre 2014, la Commission d’enrichissement de la langue française adopte le terme « blogue » comme au Québec1. De 2005 à 2014, elle avait choisi le mot « bloc-notes »12, ce qui rendait son utilisation obligatoire pour les administrations et services de l’État français. Ce mot entrait en conflit avec la traduction des mots notepad et notebook déjà utilisés par ailleurs en informatique. De plus, il n’autorisait pas de dérivés évidents comme « blogosphère ». Le Larousse contient désormais les deux graphies13.